Jardiner avec peu de moyens à Bruxelles

Cet article vise à brosser un tableau (non exhaustif) de bons plans et ressources locales qui vous permettront de vous lancer dans le jardinage et la culture de plantes comestibles avec très peu de moyens.

Où jardiner?
Sur son balcon, son appui de fenêtre, sa terrasse, sa toiture, bien des choses sont déjà possibles.
Vous pouvez rejoindre ou créer un potager collectif dans votre quartier (terrains communaux, de Bruxelles Environnement, d’asbl, de centres culturels…) ou trouver un voisin mettant à disposition un (morceau de) terrain.
Une balade sur les vues aériennes de Google Street View vous permettra de localiser les jardins en intérieur d’îlot.
Enfin, il est possible, avec autorisation de la commune ou la région de cultiver sur l’espace public (zones séparés du trafic) en bacs ou mieux, en pleine terre: voir Less Béton, Incroyables Comestibles…

Les aides
Il existe des aides pour financer et coacher le lancement de projets collectifs: appel à projets régional Inspirons le quartier (potagers, plantations en rue…), Cera, via votre commune, via les contrats de quartier ou de rénovation urbaine (budgets participatifs etc…)
Il existe également des primes pour la perméabilisation des sols (remplacement des revêtements de sol imperméables dans les cours et jardins.)

Les contenants
Bruxelles, c’est le paradis de la récup: dans les poubelles des cimetières, chez les fleuristes, sur des groupes comme « Bxl à récup » ou des groupes locaux de don et échange sur Facebook, sur Freecycle, sur merciki, sur les brocantes et les donneries, virtuelles ou physiques…
En rue, notamment les jours de ramassage déchets dans les quartiers commerçants, on trouve bien des contenants pouvant servir pour des plantations: seaux de sauces, d’olives et autres des snacks, grands bidons en métal d’huile d’olive, contenants de poissons en frigolite, pots en plastique et en terre cuite, tiroirs, bacs à ciment, palettes…Attention de bien en drainer le fond en y perçant des trous ou en y plaçant des billes d’argiles ou autre matériau drainant.
On peut aussi semer dans des briques de jus, des bouteilles plastiques, des rouleaux de papier toilette (attention à l’arrosage…)

(Voir aussi l’article ‘Le recyclage au jardin’)

Le terreau et le compost
Vous pouvez faire votre compost ou bokashi, ou participer à un compost de quartier (voir la carte des composts sur le site de Worms asbl), où vous pourrez bénéficier de compost mûr.
Dans certaines communes des primes existent pour l’achat de compostières ou de lombricomposteurs.
Il est possible de faire un terreau végétal avec des feuilles mortes.

Les graines
A Bruxelles, les bourses et possibilités d’échanges ne manquent pas: Bruxelles Environnement (distribution annuelle de kits de graines, organisation d’une bourse d’échanges), Semance, fabrik, auprès des potagers collectifs, récupération en rue (fleurs, plantes sauvages), Jardins semenciers, réseau des potagers bruxellois, page des maîtres maraîchers, grainothèques dans les bibliothèques…Le site Graines de troc permet des échanges « longues distances » par courrier.

On peut également aller chercher la graine ou la plante à la source (graines du commerce comme les haricots, lentilles, pois chiches, soja, cacahuètes, dattes, et même pommes de terre, oignon, gingembre, curcuma…) ou diviser des aromatiques achetées dans le commerce.

On peut bien sûr faire ses semences soi même; attention aux hybridations et graines issues de F1: « semer des courges du commerce par exemple, sans connaître les conditions de culture et les variétés ayant poussé à côté, c’est un peu jouer à la loterie : parfois on gagne, parfois on perd » (cf https://lepotagerpermacole.fr/semer-des-graines-de-courges-du-commerce-possible/)

On peut laisser de nombreux légumes, fruits, fleurs comestibles et aromatiques se ressemer tous seuls: chou, arroche bette, mâche, salades, cerfeuil, tétragone, oseille, roquette, amarante, Claytone de Cuba, roquette, ficoïde glacial, épinard du caucase, origan, bourrache…

Les plants
N’hésitez pas à contacter les potagers collectifs en début de saison (avril-mai): ils se débarrassent parfois de nombreux semis spontanés qui peuvent être prélevés et repiqués ailleurs.
Apprenez à bouturer vos plantes aromatiques et petits fruitiers, et même vos gourmands des tomates.
Participez à des achats groupés, comme celui de Velt chaque année en octobre pour les arbres fruitiers.
Echangez avec vos voisins!

Les outils
Il existe des réseaux informels et formels (Peerby, Sharevoisins…) de prêts d’objets entre voisins, le réseau virtuel Hoplr où poster des demandes, la bibliothèque d’objets Usitoo, des outitlhèques de quartier…
Pour jardiner en pot, une fourchette et des cuillères feront l’affaire!

Le paillis (mulch)
Vous pouvez pailler avec des feuilles mortes, des tontes d’herbe séchées et des déchets verts découpés en morceaux, carton, des coquilles de noix, d’arachide, de noisette…Le compostage de surface (épluchures découpées aux ciseaux, marc de café bien composté, thé…) est également une solution.

L’eau et les engrais
Récupérer l’eau de pluie est possible: selon la place disponible, installez une citerne souterraine, un tonneau relié à une gouttière (avec filtre, robinet et trop-plein) ou un simple seau.
Pensez à récupérer l’eau de lavage des fruits et légumes.
Récupérez les restes de café, thé, jus de cuisson des légumes (sans sel et sauf la pomme de terre, qui a un effet désherbant!)
Récupérez l’urine et utilisez-la en arrosage diluée à 10% (voir article dédié.)

N’hésitez pas à partager en commentaire vos propres bons plans!

Bon jardinage à tou.te.s!

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Une formation à l'initiative de Bruxelles Environnement, gérée et animée par l'asbl Tournesol-Zonnebloem