Le recyclage au jardin

Recycler, c’est changer son regard sur nos déchets : il faut se poser les bonnes questions avant de jeter et ne pas hésiter à regarder certains dépôts sauvages enlaidissant notre ville comme de véritables mines d’or ! Avec un tout petit peu de créativité et d’huile de bras, il y a moyen d’adapter énormément de choses et même de les rendre très esthétiques. Vous aurez déjà accompli la moitié du travail quand vous commencerez à voir de potentiels jardins d’hiver, tours à compost ou (mini-)serres abandonnés dans votre cave, sur votre plan de travail (ou celui de vos amis !), au boulot, ou même sur nos trottoirs. De cette façon, bon nombre d’objets prétendument irremplaçables vendus en commerce sont facilement récupérables dans notre quotidien.

De la bouteille en plastique à la gaine électrique en passant par le couvercle de fromage blanc, en route pour cette aventure « Recyclage au jardin » organisée autour des trois étapes du maraîchage :

  • Les semis
  • La culture
  • La récolte

1         Liste (non exhaustive) de ce qui est recyclable au jardin :

Bac en polystyrène Briques Feuilles de papier
Barquette de tarte Cartons de livraison Gaine électrique
Bidon Cartons d’œufs Marc de café
Bocaux Châssis Palette
Boîte à chaussure Cintre Papier de verre
Boîte à chaussure Couvercle plastique Paroi de douche
Boîte de conserve Dalle de béton Pic à brochette
Boîte à vin Déchets de cuisine Pots de fleuriste
Bouteille en plastique Feuilles d’arbre Sac à pain

2         Les semis

En intérieur, les semis nécessitent pas mal de matériel :

  • Bac à semis (Ex. : Planche alvéolée)
  • Terreau
  • Arrosoir
  • Pots
  • Graines
  • Eclairage

Voyons nos solutions recyclage/récup’ pour tous ces besoins.

 

2.1       Bac à semis

Ma solution récup’, je la trouve chez les poissonniers : ce sont les bacs à poisson en polystyrène.

Où en trouver ? : Chez votre poissonnier. Personnellement, le magasin Delhaize près de chez moi dispose d’un rayon poissonnerie. Si je m’y rends avant 10h, il suffit de demander et le personnel vous met des bacs à disposition.

Les avantages :

  • La dimension: Elles sont variables, à vous de trouver la taille convenant au semis que vous voulez réaliser.
  • Maintien de l’humidité et de la température : Le polystyrène est très efficace pour maintenir une humidité et une température constante de la terre ce qui devrait plaire à vos semis. Note : mes bacs sont troués au fond mais j’humidifie toujours via un vaporisateur.
  • Facilement transportable : Si vous souhaitez les mettre au jardin pour habituer vos plants à la lumière, le transport est aisé.
  • Mini-serre : La pose d’une vitre (de récupération bien sûr) par-dessus le bac nous permet d’avoir une mini serre.

Les inconvénients

  • Récupération des plants : Pour retirer les plants, vous risquez d’endommager les plants. Ma solution : Quadriller à l’aide d’un couteau (un couteau de plâtrier est encore mieux) et ne pas hésiter à repasser le quadrillage au fur et à mesure de la pousse des plants.
  • L’odeur de poisson : Pas besoin de faire un dessin. Ma solution : je remplis le bac de terre et le laisse à l’extérieur (Jardin, terrasse) quelques jours et il n’y paraît plus.

2.2       Le terreau

Les sacs de terreau et moi, nous faisons deux. La quantité de déchets (le sac) générée pour la quantité de terreau obtenue m’a toujours laissé pantois. Du coup, j’essaie de trouver des solutions pour préparer mon propre terreau de récupération.

 

2.2.1       Récupération de la terre du potager (ou alentours)

Où en trouver ? : Près de la zone où se trouve votre potager ou dans une prairie « à taupes ».

Personnellement, je récupère un peu de terre de la zone où je cultive. Avantage, les plants commenceront à pousser dans une terre similaire à l’endroit où ils seront repiqués.

Pour récupérer la terre, l’idéal est d’avoir un rat taupier qui creuse ses galeries pas trop loin. Hé oui, il y a quand même des avantages à ces petits rongeurs. Ils laissent souvent derrière eux des monticules de terre extraite pour creuser leurs galeries. Cette terre est aérée et parfaite pour entrer dans la composition de mon terreau maison. C’est la raison pour laquelle les prairies « à taupe » sont une bonne alternative.

 

2.2.2       Terreau de feuille

Les feuilles tombées à l’automne se décomposent assez rapidement et fournissent un terreau de qualité. On pourrait chercher cela en forêt mais je me dis que je déséquilibre l’écosystème en faisant cela.

Où en trouver : Le long de sentiers, des terrains macadamisés où les feuilles se sont accumulées et ont formé un humus au-dessus du macadam.

Personnellement, j’ai un terrain multisport désaffecté près de chez moi bordé d’arbres. L’automne venu, les feuilles tombent en masse sur le terrain et le vent les chasse sur les côtés. A la fin de l’automne, une couche d’un centimètre d’humus s’est créée. Je la récupère et l’utilise comme terreau.

Les inconvénients :

Les graines contenues dans le la couche d’humus lèvent très rapidement. Mais ce sont en général des graines d’arbres et le cotylédon est facilement reconnaissable.

 

2.2.3       Marc de café

Où en trouver ? : Récupérer du marc de café n’est pas trop compliqué sur Bruxelles. Vous pouvez demander à des bars/cafés de vous le garder. Autre solution : récupérer le marc de café de vos collègues. C’est ma solution et j’en récolte chaque jour une bonne quantité. Tellement grande qu’en 100 jours, j’ai accumulé assez de réserve pour les trois années à venir.

Il faut ensuite faire sécher ce marc de café et le stocker.

Stockage du marc de café : Astuce récup’ : Je le stocke dans des bouteilles en plastique type Spa d’1,5 l.

Où en trouver ? : Je ne consomme pas d’eau en bouteille mais vous trouverez facilement dans votre entourage des gens prêts à vous en donner.

L’avantage de ces bouteilles est que je peux également plus facilement venir verser une dose de marc de café au pied des plantes qui en auraient besoin (intéressant pour les apports en potassium). Serait un répulsif à limace mais là, mon expérience me dit que ça ne marche pas du tout.

 

2.2.4       Compost

Un ajout de compost bien décomposé est également envisageable. Personnellement, je pratique le compost de surface (directement au potager, sous le paillage) et n’ait donc pas beaucoup de compost à disposition. Mais j’ai un petit tas que j’alimente bon an mal an et qui ne me sert que pour mes semis.

 

2.2.5       Crottin de cheval

C’est une nouvelle idée pour 2019. Je stocke du crottin de cheval en cet automne 2018 que j’utiliserai comme ajout à mon terreau lors des semis 2019. Je ferai un test comparatif pour voir si :

  • le crottin ne brûle pas mes graines
  • la pousse des semis est accélérée ou ralentie par rapport à un bac sans crottin.

Où en trouver ? : un manège c’est pas mal mais si vous voyez une prairie où paissent des chevaux, renseignez-vous pour aller y récupérer le crottin quand les chevaux n’y sont pas.

 

2.2.6       Le contenu des pots de l’année passée

Hérésie ou pas, les pots dans lesquels j’ai cultivé l’année précédente passent l’hiver à l’extérieur et je récupère au printemps la terre contenue dans ces pots pour alimenter mes bacs.

Jusqu’à présent cela n’a pas mal donné en sachant que mes pots de culture suivent un principe de lasagne à savoir je mets au fonds des bois déjà en phase de décomposition avancée puis des matières type feuilles, broyat, puis un peu de terre, et ainsi de suite. Souvent, le tout s’est transformé au cours de l’année de culture d’où l’idée de récupérer ensuite cette terre.

 

2.3       L’arrosoir/ L’eau

Pour arroser, j’utilise un vaporisateur ménager récupéré.

Et l’eau que j’utilise est celle utilisée pour nettoyer les légumes lors de la préparation des repas (légumes bio bien sûr).

Pensez aussi à fabriquer un récupérateur d’eau de pluie ! 45% de l’eau utilisée au quotidien ne doit pas être forcément potable. C’est notamment le cas de l’eau destinée à l’arrosage du jardin (un toit de 100 m2 permet de récolter annuellement 80 à 120 m3 d’eau). Des tutoriels foisonnent sur internet pour fabriquer un tel récupérateur soi-même. Si vous arrivez à récupérer un baril en plastique (en prenant garde à l’utilisation qu’avait le baril avant, pour ne pas polluer l’eau), un peu de matériel supplémentaire et des mains bricoleuses suffiront à vous permettre de recycler de grandes quantités d’eau.

Synthèse 1 : La préparation du bac à semis

1° Mélange des composantes de votre terreau maison dans le bac en polystyrène.

2° Tasser le mélange (j’utilise en général un reste de chevron pour ce faire mais tout ce qui a une surface plane suffisamment large pourra faire l’affaire).

3° Bien humidifier le mélange.

4° Quadriller le bac à l’aide du couteau.

5° A l’aide d’un crayon, faire le trou où vous déposerez votre graine.

6° Semer.

7° Recouvrir d’une fine couche de terreau maison.

8° Laisser les semis lever.

9° Requadriller de temps à autres le bac (facilitera l’extraction des plants).

 

2.4       Les pots/soucoupes

Avant de planter en pleine terre, il arrive souvent que l’on passe par une phase intermédiaire où les plants sont mis en godets.

Où en trouver ? : Chez votre fleuriste favori.

Personnellement, je me fournis en godets auprès des fleuristes de mon voisinage. Ils ont toujours des pots de toute dimension dont ils ne savent que faire et vous les donnent bien volontiers. De plus, leurs pots sont souvent de couleurs variés ce qui peut faciliter l’identification de ce que vous faites pousser. Personnellement, lors de la dernière saison, les tomates cerises étaient dans des godets rouges et les tomates « normales » en godets noirs.

Il nous arrive d’être à cours de soucoupes dans lesquelles déposer tous ces godets. On peut en improviser à l’aide de couvercles récupérés divers. J’en ai notamment fabriqué en tapissant un couvercle de boîte à chaussures d’un morceau de sac plastique.

             

 

2.5       Les graines

Les graines peuvent s’acheter et certainement lors des débuts ou lorsque l’on souhaite tenter la culture d’une nouvelle variété. Mais l’idéal est de récupérer ses propres semences (Voir la rubrique « Récolte »).

Autres alternatives :

  • Participer à des bourses d’échanges.
  • Vous rendre dans la grainothèque de votre commune (pour autant qu’il y en ait une).
  • Parcourir les potagers et les campagnes et voir ce que vous pouvez récupérer comme graines.
  • Récupérer les graines des légumes que vous consommez (attention aux hybridations).
  • Rencontrer d’autres maraîchers au moment de foires, marchés, événements.

Un exemple : lors de la fête de la tomate, je me renseigne sur une variété de tomate exposée. L’exposant me fait goûter et devant mon enthousiasme, ni une ni deux, il prend une serviette essuie-tout, prend le reste de la tomate qu’il m’a fait goûter, récupère les graines et me les dépose dans la serviette avant d’y inscrire le nom de la variété.

 

3         La culture

Voici quelques idées parmi tant d’autres que je désire vous transmettre à propos de la culture au jardin : (N’hésitez pas à les personnaliser ou à nous faire part des vôtres !)

 

3.1       Amendements et paillages :

3.1.1       Feuilles mortes :

Avez-vous un arbre dans votre jardin ? Si oui, gardez bien précieusement vos feuilles d’automne. Si non, il est assez aisé de s’en procurer dans les parcs publics : celles-ci, une fois rassemblées, forment des montagnes à l’automne et le personnel de Bruxelles Environnement est le plus souvent très ouvert à nous laisser les en débarrasser.

Les feuilles sont très bénéfiques en tapis épais sur votre terre de culture :

–  Elles évitent à la terre d’être lessivée par les pluies d’hiver.

–  Elles empêchent les herbes folles d’envahir votre potager.

–  En se décomposant, elles apportent un amendement naturel pour le printemps, tout en favorisant le développement des micro-organismes dans le sol, la faisant se rapprocher d’une terre humifère de sous-bois.

Et n’hésitez pas à rajouter à ce paillage les végétaux retirés sur votre parcelle (plans de haricots ou de tomates en fin de vie …

 

3.1.2       Broyat de copeaux et déchets végétaux :

Tout broyat forme d’excellents paillages toute l’année. Ceux-ci, ainsi que les déchets végétaux en tous genres, apportent les mêmes bénéfices que les couches de feuilles précitées. Cette technique est un grand atout pour les jardiniers désireux de ne pas passer tout leur temps à désherber. Il faut cependant veiller à ne pas disposer de couches trop épaisses de végétaux verts, ceux-ci risquant de chauffer et de se décomposer anormalement. (C’est le cas, par exemple, des couches trop épaisses de tontes de gazon.) Alterner les couches vertes avec des brunes (broyat, feuilles) permet d’éviter la surchauffe.

Il est par ailleurs très facile de se procurer du broyat : vous pouvez faire appel à Bruxelles Environnement (à l’instar des feuilles), ou bien vous adresser aux jardiniers professionnels proches de chez vous : en effet, ils sont la plupart du temps désireux de se débarrasser de ces déchets, eux-même étant dans l’obligation de payer pour les mettre en décharge.

 

3.1.3       Fumiers et composts :

Fumier et compost sont les amendements principaux au jardin.

Pour le fumier, il est possible de prendre contact avec des centres équestres (ou autre) et de récupérer leurs « déchets ».

Concernant le compost, le plus simple est de disposer les déchets végétaux directement aux pieds des plantes. On peut également le faire soi-même dans un coin de son jardin et, en plantant tout autour, les légumes bénéficient alors directement des apports organiques. (Les potirons, par exemple, adorent ça!) Sinon, il est possible de s’en procurer (composts collectifs, de la ville …).

Le compostage peut se faire tout au long de l’année. En automne, les ‘déchets’ de culture y contribuerons beaucoup.

 

3.2       Déchets de construction

3.2.1       Chemins « pieds secs » :

Des anciennes dalles de jardin (ou les classiques dalles de ciment 30-30) forment des allées très pratiques et sans entretien au jardin. (Il ne fait pas toujours sec comme cet été !)

De plus, elles délimitent les lieus de passage : en effet, pour préserver sa vie microbienne, la terre cultivée ne doit pas être piétinée.

3.2.2       Palettes :

C’est la mode des palettes, on les voit à toutes les sauces, mais c’est bien pratique !

Deux idées (parmi tant d’autres) pour le jardin :

– Un compost : quelques vis, et ça tient la route ! Veillez simplement à laisser la palette de devant amovible pour pouvoir vider facilement le compost. (Cette dernière peut être fixée à l’aide de chutes de fils électriques en cuivre.)

– Un « rac » à outils :

Fixez simplement la palette à plat au mur, et vous pourrez y glisser tous vos outils

Vous pouvez récupérer des palettes dans pas mal de magasins (par exemple, je sais qu’au centre ville, le magasin « Grashopper » les met à disposition, mais il faut venir les chercher avant 10h pour pouvoir y venir avec son véhicule.) Sinon, pas mal d’industries les déposent devant leurs bâtiments aux abords de Bruxelles.

 

3.2.3       Serres : Mini ou maxi

De la mini, merci aux « délicieuses » tartes industrielles (ou à tout autre récipient plastique avec couvercle transparent). Ou bien, dans le jardin même, une grosse bouteille en plastique PET dont on a coupé le fond et que l’on retourne sur les plantes permet de les protéger des derniers froids de l’hiver.

                  

…à la maxi, dont Internet regorge d’idées. La plus simple étant de disposer au sol des ballots de paille sur lesquels on dépose des châssis de récupération ou parois de douche… à de bien plus compliquées (Merci M Internet !).

                         

 

3.3       Plantes d’intérieur

3.3.1       Jardin d’aromates (ou d’ornementales) :

Tout récipient peut faire l’affaire pour une petite plante, et un fond de bidon peut servir de récipient ou d’assiette pour l’eau sous le pot. Si vous désirez quelque chose d’esthétique, des boîtes de conserves (décorées ou non), ou un récipient plastique glissé dans la manche d’un T-shirt récupéré peut être très joli. Veillez seulement, dans ce cas-là, à ne pas trop arroser la plante, vu qu’il n’y a pas de trop-plein pour l’eau.

                    

 

3.3.2       Pots à réserve d’eau :

Il est facile de constituer une réserve d’eau dans un vieux bac (ou une ancienne poubelle …) La façon la plus facile étant de disposer de petits briquaillons dans le fond (les vieilles briques en terre cuite sont parfaites pour maintenir l’humidité), de les recouvrir d’une couche de géotextile (ou autre tissu imputrescible récupéré), et placer terre et plantes par dessus.

Il est également possible de constituer une réelle réserve d’eau dans le fond d’un pot en y plaçant des récipients retournés préalablement perforés (attention à ce qu’ils soient suffisamment solides pour ne pas s’écraser sous le poids de la terre.

Dans les deux cas, avant de mettre la terre, placez verticalement une chute de gaine électrique (petit tuyau) pour que l’eau que l’on y verse atteigne directement la réserve d’eau. (Les plus bricoleurs pourront même y ajouter une jauge à l’aide d’un ancien bouchon de liège et d’un petit bâton.)

                   

 

3.4       Petite liste d’idées utiles non exhaustive

3.4.1       Étiquetage des plantations :

–  Avec une vieille boîte de glace (et tout récipient opaque pourrait faire l’affaire), j’ai réalisé un grand nombre d’étiquettes pour le jardin (il suffit ensuite d’un bon marqueur indélébile … résistant aux UV, c’est mieux!)

–  Pour des étiquettes plus grandes, on peut également couper un couvercle (ici, de fromage blanc) en deux et le planter dans le sol avec d’anciennes pics à brochettes.

3.4.2       Cintres de teinturiers :

Si vous en disposez ou pouvez vous en procurer, ils sont très pratiques et polyvalents. Peu sensibles à la corrosion, ils sont utilisables à l’extérieur.

Plus résistants, ils peuvent remplacer les pics à brochettes du point précédent.

Et avec une grosse pince coupante et deux pinces crocodiles métalliques, on peut leur donner la forme que l’on désire. Comme c’est un métal très dur, la pièce obtenue est très résistante. Ici, j’ai réalisé des crochets pour fixer une bâche sur le sol.

3.4.3       Anti-limaces : encore quelques trucs

– Une foison de plantes : C’est la première défense contre les limaces, leur mettre autre chose sous la dent. Et si votre jardin ressemble à une jolie jungle, vos petites plantules auront plus de chance de passer inaperçues.

– Pièges à limaces : D’anciens cartons d’œufs disposés à même le sol constituent un excellent abri pour elles. Veillez à relever régulièrement vos pièges !

 Barrière protectrice : Si vous êtes en travaux, ne jetez pas vos anciens papiers de verre, ils peuvent constituer de terribles remparts repoussants pour les tendres ventres des limaces.

                       
  Protection de granules : Au cas où vous avez tout de même recours aux terribles granules, disposez en quelques uns seulement, à l’abri de la pluie et des gros animaux dans une section de bouteille, de vieux tuyau ou autre.

                             

 

3.4.4       Tuteurs, tipis et pelotes de laine :

Les bambous, plante terriblement envahissante a un grand avantage : elle produit des tuteurs magnifiques. On peut également fabriquer de jolis tipis pour les grimpants.

Attention, c’est une plante dont je déconseille fortement l’installation (à moins de la planter dans de vieux fûts à eau sans fond enterrés pour que les racines ne tracent pas), mais profitons en si elle est là !

              

 

4         La Récolte

Et même à la récolte, on continue à recycler !

La récolte de fruits, de légumes, mais aussi des graines !

4.1       Récolte et conservation des fruits et légumes

4.1.1       La cueillette :

Pour la cueillette des fruits et légumes, pensez à utiliser des récipients récupérés en tout genre : des caisses en bois ou en carton obtenues gratuitement en magasin bio, des boites de glace vide, un seau.

 

4.1.2       La conservation :

Pour conserver nos fruits et légumes sur un long terme, voici quelques possibilités, alimentées d’exemples :

  • Faire des CONFITURES et les conserver dans des bocaux récupérés (confiture, pâte à tartiner, pot de moutarde, bocaux de conserve en verre,…)
  • Faire des SAUCES. Personnellement, pour arriver à suivre la production de tomates et basilic cet été, j’ai préparé des réserves de sauces tomate et sauces pesto pour l’hiver. Ces sauces ont été divisées en portions dans des récipients récupérés (récipients plastique pour les soupes à emporter au resto, ou bocaux de verre, par exemple), et enfin stockées au congélateur.

En Italie, ils conservent les tomates pour l’hiver en les réduisant en purée ou en morceaux (avec un peu de sel et/ou de basilic) dans des bocaux/bouteilles en verre récupérés. Bien fermées, ces bouteilles sont ensuite mises à bouillir dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 30 minutes, et enfin refroidies et peuvent ainsi être stockées à température ambiante.

  • SECHER des légumes. Pour pouvoir suivre la production de courgettes et en profiter plus longtemps, il est possible de les sécher en lambeaux sur un manche de balai, par exemple, au soleil, pour ensuite les stocker dans des sacs en papier récupérés (type sac à pain). Pour pouvoir les consommer, il suffira de les réhydrater en les trempant plusieurs heures dans l’eau. Et elles redeviennent aussi délicieuses qu’à la cueillette !

                  

  • Mettre SOUS HUILE.

Chaque année nous préparons des petits bocaux d’huile piquante grâce aux divers piments récoltés et séchés ainsi que des bocaux de courgettes vinaigrées (elles sont préalablement séchées et bouillies dans un mélange vinaigre de vin/vin blanc).

Dans ce cas-ci il sera préférable de récupérer les plus petits bocaux de verre, type ceux vendus pour les tapenades, câpres, pâte de curry thaï, etc.

                     

 

4.2       Récolte et stockage des graines

  • La récolte des graines est économique et permet de garder des espèces potagères qui nous ont particulièrement plues précédemment. En ce qui concerne les règles de base de la récolte de semences, je suggère de vous référer à des sites spécialisés, tel que Le réseau des Jardins Semenciers Bruxellois dont l’objectif est de se réapproprier les techniques de production de semences, de sauvegarder des variétés anciennes à travers une dynamique citoyenne (https://passeursdesemences.wordpress.com/).

 

  • Le stockage des graines :

On peut réaliser une jolie boîte à graines personnalisée à l’aide d’une boîte à vin ou à chaussures et de cartons en tout genre qui serviront d’intercalaires dans la boîte (séparation en fonction de la saison, ou du type de légumes,…).

Pour conserver les graines, évitez le plastique et le verre qui sont trop hermétiques.

Des sachets à graines peuvent être réalisés facilement à l’aide de papier quelconque récupéré et de la technique de pliage suivante:

                  

 

4.3       Préparation du terrain pour la prochaine année de culture

Vous souhaitez commencer un petit potager ? Ou votre première expérience de potager a bien marcher et vous souhaitez agrandir votre zone de maraichage l’année prochaine ?

Si vous y pensez à temps, il est possible de préparer ce terrain à l’automne et de limiter le travail de la terre au printemps. Pour préparer un terrain qui n’a pas encore été cultivé, mais couvert d’une pelouse, par exemple, j’ai testé la technique des cartons qui consiste en les étapes suivantes :

  • Récupérer de grands cartons d’emballage ou de livraison (essayer de s’informer sur leur nature, ils doivent être le plus brut possible, sans encre ni colle)
  • En automne, déposer les cartons à plat sur la zone à préparer pour une culture au printemps prochain
  • Couvrir d’une couche de compost, de broyats, de feuilles mortes épaisse.
  • Au printemps, dégager les couches de broyats-feuilles mortes qui resserviront ensuite de paillage autour des nouveaux plants.

Toutes les plantes et racines qui étaient préalablement présentes se sont décomposées pendant l’hiver. La microfaune locale a commencé à travailler pour nous. La terre est déjà bien ameublie, pleine de vie et prête pour accueillir les nouveaux plants !

 

Pour conclure, par ce petit clin d’œil, j’aimerais vous inviter à ne pas écouter les oiseaux de mauvais augure et à sortir des sentiers battus.

Selon moi, la résistance verte apporte beaucoup de satisfaction !

PS : Pour le coup, ces plantations sont tout à fait légales. Cette photo a été prise devant le « pocket park » de la rue Lanneau, jardin potager installé et entretenu par les habitants de Laeken.